mercredi

Etat des lieux

(...) Un individu ordinaire ne joue aux courses que parce qu'il n'a plus le choix, qu'entre le fisc, la dépression nerveuse et le cancer; que parce qu'il en a ras le cul de ces vêtements qu'on ne peut porter que trois fois, et ras le cul aussi de boire de l'eau qui a un goût de pisse, de se faire soigner à la vitesse grand V par des médecins nullissimes qui l'expédient ensuite dans des hôpitaux-mouroirs; bref, l'homme ordinaire ne joue aux courses que parce que les politiciens puent de la gueule... Je pourrais continuer longtemps de la sorte, mais on m'accuserait de céder à l'amertume, et à la folie (...).

Charles Bukowsky - Journal d'un vieux dégueulasse

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